Combien de partenaires sexuels avez-vous eu ?

Vous les avez compté ? Donneriez-vous le même résultat si vous deviez le dire par oral ? Là est la question… Dans les mœurs, un homme aux multiples conquêtes s’appelle un Don Juan, alors qu’une femme est une nymphomane. La multiplication des conquêtes n’est donc pas perçue de la même manière selon le sexe. En général, les réponses varient de 5 à 9 partenaires pour les femmes et 8 à 14 partenaires pour les hommes (de 40 ans et plus). Ces grosses différences s’expliquent par toutes sortes d’excuses… les hommes donnent une moyenne car ils ne se souviennent plus, alors que les femmes les comptabilisent avec précision… ou au contraire, les hommes tiennent un tableau de chasse complet de leurs conquêtes, alors que les femmes ne se souviennent que des hommes qui ont compté un minimum sentimentalement dans leur vie.

Mais la vérité, c’est que les deux sexes mentent !

Lorsqu’ils sont interrogés, les hommes ont tendance à augmenter leur nombre de partenaire, tandis que les femmes le diminuent.  Terri Fisher, psychologue américaine, s’intéresse à ces comportements liés à la sexualité. Elle  a mené une première enquête pour découvrir les différences réelles entre homme et femmes. Pour cela,  elle a demandé à 200 étudiantes de 18 à 25 ans le nombre de leurs partenaires sexuels de trois manières différentes : un premier groupe devait le faire de manière anonyme ; le second savait que ses réponses seraient lues par un examinateur ; le troisième était branché à un faux détecteur de mensonges. Le résultat est très parlant : 3,4 partenaires pour les filles qui se confessaient anonymement, 2,6 pour les réponses lues par l’examinateur et 4,4 pour les étudiantes soi-disant connectées au détecteur de mensonge.

Terri Fisher

Terri Fisher

Mais, Terry Fisher ne s’est pas arrêtée là.  Une nouvelle enquête sur 293 étudiants de 18 à 25 ans a prouvé que les deux sexes admettent sans problèmes les comportements qui pourraient être qualifiés de « contraire » à leur sexe. Comme par exemple, un homme assume ses comportements « féminins », tels qu’écrire de la poésie ou mentir sur son poids. De son côté, la femme assume ses comportements « masculins », comme dire des blagues cochonnes ou porter des vêtements sales.  C’est  au niveau de la sexualité que  les mensonges commencent. La moitié du panel répondait de façon anonyme, tandis que l’autre était à nouveau connectée à un faux détecteur de mensonges. Les résultats ne se sont pas fait attendre : les hommes connectés ont mentionné beaucoup moins de relations sexuelles que les hommes libres de mentir. L’inverse se produit chez les femmes : lorsqu’elles étaient connectées, le nombre de partenaires sexuels a augmenté.

Aujourd’hui, les hommes et les femmes se sentent obligés de mentir pour la même raison : se faire bien voir. Les stéréotypes ont encore la vie dure…  Les hommes qui accumulent les conquêtes sont valorisés, cela suppose un fort pouvoir et une admiration de ses pairs. En revanche, les femmes doivent se respecter et préserver leur intimité. Il a déjà été prouvé que les femmes très désinhibées déplaisent et sont écartées par les hommes. Même si les hommes disent soutenir les rapports occasionnels des femmes et aimer le fait qu’une femme ait envie de sexe, ils n’aiment pas pour autant la femme elle-même.

Pour les femmes libres…

Toutefois, aujourd’hui,  la tendance est en train de changer. En vérité, les femmes ont plus de partenaires que les hommes. Est-ce une trace d’évolution des mentalités? Espérons!

 

 Julianne de BonbonRoseJulianne

 

Sources:

http://www.huffingtonpost.fr/2013/05/31/nombre-de-partenaires-sexuels-hommes-et-femmes-mentiraient-volontairement-selon-une-etude_n_3352298.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/892576-sexe-pourquoi-les-femmes-minimisent-leur-nombre-de-partenaires-et-les-hommes-le-gonflent.html

http://www.terrafemina.com/vie-privee/sexo/articles/26809-slut-shaming-pas-de-quartier-pour-la-femme-liberee.html